Libérons-nous des énergies fossiles

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Quatre mois après la « COP21 », où en sont les engagements soi-disant « historiques » contenus dans l’Accord de Paris, alors que, jour après jour, la planète se réchauffe dangereusement ?
Les multinationales des industries d’extraction continuent comme si rien ne s’était passé, organisent des conférences internationales pour discuter de leurs objectifs dévastateurs, et poursuivent de grands projets inutiles, comme un 2ème aéroport près de Nantes ou un site d’extraction de gaz de schiste près d’Alès.
Face à ces projets, partout sur la planète, des citoyen-ne-s prennent leur courage à deux mains pour s’opposer aux pollueurs là où ils voudraient régner en maîtres, des coulisses du pouvoir jusque dans les mines et les sites de forage.
Au printemps 2016, une campagne mondiale d’actions (« Break Free« ) ciblera les projets fossiles les plus dangereux de la planète, afin d’arrêter l’extraction du charbon, du pétrole et du gaz et d’accélérer une transition juste vers une énergie 100 % renouvelable. Avec cette série d’actions pacifiques mais déterminées, d’envergure internationale, nous pouvons démontrer aux puissants que partout, nous sommes prêts à nous opposer aux projets climaticides de l’industrie fossile. Une occasion historique s’offre à nous : nous pouvons nous libérer de ces énergies.
QUATRE BONNES RAISONS DE NOUS LIBÉRER MAINTENANT DES COMBUSTIBLES FOSSILES :
LES DERNIERS MOIS ONT ENCORE BATTU DES RECORDS HISTORIQUES DE CHALEUR
Les mois du début 2016 ont été de très loin les plus chauds depuis des siècles. Les températures ont dépassé de 16 degrés les moyennes saisonnières dans certaines régions près du pôle Nord. Les scientifiques n’attendaient pas une telle hausse de température avant des décennies. Les industries fossiles détruisent le climat à une vitesse inattendue.
193 GOUVERNEMENTS ONT ANNONCÉ LEUR INTENTION DE LIMITER LES EMISSIONS DE CARBONE : À NOUS DE LES FORCER À CONCRÉTISER LEURS ENGAGEMENTS
En décembre dernier, à l’issue de la COP21, ils ont annoncé leur intention de réduire la pollution mondiale par le carbone pour limiter le réchauffement de la planète en-deçà de 2°C. L’accord conclu, bien qu’insuffisant à de nombreux égards, contenait un message : l’ère des combustibles fossiles touche à sa fin. Cependant, ces gouvernements continuent de soutenir et de mettre en place de nouveaux projets d’énergies fossiles contraires à leurs objectifs. La campagne « Break Free » les forcera à faire le nécessaire pour tenir leurs promesses.
EN 2014 ET 2015, LES CAPACITÉS DE PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ SE SONT DAVANTAGE DÉVELOPPÉES À PARTIR DES ÉNERGIES RENOUVELABLES QU’À PARTIR DU CHARBON ET DU GAZ
Les énergies renouvelables se développent rapidement. Depuis deux ans, elles dépassent déjà les combustibles fossiles et, à l’échelle mondiale, deviennent financièrement aussi compétitives. Cela pourrait permettre aux communautés de se réapproprier les systèmes de production d’énergie à des coûts plus accessibles et de développer une énergie adaptée à la planète et à leurs propres besoins locaux.
LE MODÈLE ÉCONOMIQUE DES INDUSTRIES FOSSILES EST EN TRAIN DE S’EFFONDRER
Les entreprises du charbon, du pétrole et du gaz sont en pleine crise financière. La baisse mondiale de la demande, associée à des transactions financières risquées et une surproduction persistante, a provoqué la chute des prix des combustibles fossiles. Des entreprises de toutes tailles subissent des pertes énormes, ce qui les pousse à annuler des projets (pour 380 milliards de dollars), voire, dans certains cas, à la faillite.
MAIS L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE N’EST PAS LA SOLUTION !
Comme le montrent récemment des incidents à répétition, les retards et les dérapages budgétaires dans la construction des réacteurs « dernière génération », les difficultés financières d’EDF et d’Areva, et les problèmes de pollution et de relations internationales, l’industrie nucléaire n’est pas la solution : l’Autorité de sûreté nucléaire n’en est plus à se demander s’il y aura en France un accident (du genre de Tchernobyl ou Fukushima), mais quand !
À Toulouse, des citoyen-ne-s et des organisations qui s’étaient mobilisé-e-s au moment de la COP21 en organisant (malgré l’état d’urgence) une Marche/rassemblement pour le Climat le 29 novembre, et une chaîne humaine le 12 décembre, ont décidé de s’associer à la campagne « Break Free » contre l’extractivisme des industries fossiles, et pour une transition juste vers la sobriété et la diversification énergétique.

organisée par les Citoyen-ne-s Coalisé-e-s pour le Climat, avec le soutien local de :
ATTAC, Alternatiba, Amis de la Terre, 2Pieds2Roues, Fondation Copernic, France Nature Environnement, F.S.U., Mouvement Utopia, Oxfam, Réseau Sortir du Nucléaire, Solidaires, Université Populaire de Toulouse, E.E.L.V., Ensemble!, P.G., N.P.A.

Non au sommet des pétroliers offshore !

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À peine trois mois après la COP21, les engagements soi-disant « historiques » contenus dans l’Accord de Paris vont-ils céder face aux logiques des compagnies fossiles ?

Début avril, les principales entreprises pétrolières se retrouveront pour un sommet international dont l’objectif est tout simplement d’organiser la destruction du climat.

Les grandes compagnies (Total, Shell, Exxon, Repsol, BP etc.) et opérateurs des marchés du pétrole et du gaz en eaux profondes se réuniront à Pau du 5 au 7 avril au sommet « MCE Deepwater Development» pour mettre en place des stratégies visant à exploiter les réserves d’hydrocarbures de la planète et des océans jusqu’à leur dernière goutte. Un sommet pour forer toujours plus loin, toujours plus profond, pour toujours plus de profit…

Tout juste ratifié, l’Accord de Paris et son objectif de maintenir le réchauffement « bien en-deçà des 2°C » court le risque d’être noyé en eaux profondes. .

Les engagements de la COP21 doivent passer des promesses diplomatiques aux réalités concrètes. Nous devons définitivement tourner la page des combustibles fossiles. Entre le sommet de Pau et le climat, il faut choisir !

Choisir le climat, c’est bloquer l’exploitation des nouveaux gisements d’hydrocarbures et protéger l’Océan.
Nous demandons donc au gouvernement français de suspendre tout type de financement au secteur des combustibles fossiles : ni subventions, ni investissements pour le charbon, le gaz et le pétrole ; d’annuler les permis de forages de gisements d’hydrocarbures en cours et de ne plus donner de droits d’exploration et d’exploitation aux compagnies fossiles. L’argent doit aller à la transition vers des sociétés justes et durables. Il doit également financer la reconversion des industries et personnels travaillant dans les énergies fossiles.

Nous appelons à se rassembler début avril à Pau, pour y empêcher de nouveaux crimes climatiques.

Cet appel est soutenu par Action Non-Violente COP21, Alternatiba, 350.org, Les Amis de la Terre, ATTAC France, Bizi!, Emmaüs Lescar Pau, Nation Océan , Surfrider Foundation, Chrétiens unis pour la terre…

Signer l’appel de Pau